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Relevé d'information : le document qui décide de votre tarif

1 octobre 2026 · 5 min de lecture

Relevé d'information : le document qui décide de votre tarif

Il détermine votre cotisation pour cinq ans, contient régulièrement des erreurs, et presque personne ne l'a jamais lu.

C'est le document qui décide de votre tarif pour les cinq années à venir, et presque personne ne l'a jamais lu. Il contient régulièrement des erreurs, et chacune vous coûte de l'argent.

Ce que contient le relevé

Un document d'une ou deux pages, que votre assureur établit et qu'il doit vous remettre sur simple demande.

Il mentionne votre coefficient de réduction-majoration et son évolution année par année. La liste des sinistres des cinq dernières années, avec pour chacun la date, la nature et votre part de responsabilité. Les dates de souscription et, le cas échéant, de résiliation, avec son motif. Et l'identité du ou des conducteurs désignés.

C'est la seule pièce qu'un nouvel assureur consultera systématiquement. Tout le reste de votre dossier s'articule autour d'elle.

L'obtenir, même après une résiliation

Un droit que les assureurs respectent inégalement.

Votre assureur doit vous remettre le relevé sous quinze jours à compter de votre demande. Cette obligation vaut y compris après une résiliation, et même si vous avez une dette en cours.

Demandez-le par écrit si le service client tarde, en conservant une preuve d'envoi. Une relance écrite suffit généralement.

Prenez l'habitude de le demander une fois par an, même sans projet de changement. Le jour où vous en aurez besoin en urgence, vous l'aurez déjà.

Les erreurs les plus fréquentes

Elles sont plus courantes qu'on ne l'imagine, surtout sur les dossiers chargés.

Une responsabilité mal enregistrée. Un sinistre en torts partagés inscrit à 100 % contre vous. L'écart sur le coefficient est de 12,5 points, et il se reporte sur cinq ans.

Un sinistre compté deux fois. Cela arrive lorsqu'un dossier a été rouvert ou réévalué.

Un sinistre non responsable classé responsable, typiquement quand le tiers a été identifié tardivement.

Un coefficient non mis à jour après une année sans sinistre, ou après la règle de descente rapide.

Un motif de résiliation inexact. Une résiliation pour non-paiement inscrite comme résiliation après sinistres change radicalement la lecture de votre dossier.

Vérifier en dix minutes

Une méthode simple, à faire une fois.

Reprenez chaque sinistre listé et confrontez-le à vos propres documents : constat amiable, courrier d'indemnisation, rapport d'expertise. Vérifiez la date, la nature et surtout la part de responsabilité.

Recalculez ensuite votre coefficient. Il part de 1,00 à la première souscription, baisse de 5 % par année sans sinistre responsable, monte de 25 % par sinistre responsable et de 12,5 % en torts partagés.

Vérifiez enfin la règle de descente rapide : après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient revient à 1,00, quel qu'ait été le malus. Beaucoup de relevés ne l'appliquent pas correctement.

Contester une erreur

La démarche aboutit régulièrement, et elle est gratuite.

Écrivez à votre assureur en recommandé, en indiquant précisément la ligne contestée et en joignant vos pièces justificatives. Un constat amiable établissant un partage de responsabilité, un courrier confirmant l'identification du tiers, une décision de justice.

Si la réponse ne vous satisfait pas, saisissez le service réclamations de la compagnie, distinct du service commercial. Puis, le cas échéant, le médiateur de l'assurance : sa saisine est gratuite et suppose d'avoir épuisé les recours internes.

Une seule responsabilité requalifiée peut suffire à faire basculer un dossier d'inassurable à acceptable. L'enjeu justifie largement le courrier.

Le conserver

Un point qui paraît trivial et qui sauve des situations.

Si vous cessez de conduire — vente du véhicule, déménagement, période sans voiture —, demandez votre relevé au moment de la résiliation. Le réclamer trois ans plus tard, auprès d'un assureur que vous avez quitté, est autrement plus compliqué.

Le coefficient acquis est conservé pendant une période suivant la fin du contrat, trois ans en pratique chez la plupart des assureurs. Au-delà, vous repartez généralement de 1,00 — ce qui peut d'ailleurs être avantageux si votre coefficient était dégradé.

Archivez également vos relevés successifs. Ils documentent votre progression, et ils servent en cas de contestation ultérieure.

Le présenter à un assureur

Un relevé transmis avec une note courte passe mieux qu'un relevé envoyé brut.

Si votre dossier porte plusieurs sinistres, expliquez-les en quelques lignes factuelles : circonstances, et ce qui a changé depuis. Un épisode de grêle et un dégât des eaux la même année ne traduisent aucun comportement de conduite, et un assureur qui lit une liste brute ne le distingue pas.

Si le motif de résiliation est un non-paiement, joignez la preuve de régularisation. C'est ce qui transforme un risque actuel en incident clos.

Restez factuelle. Un plaidoyer ou une contestation des responsabilités produit l'effet inverse de celui recherché.

Ce que le relevé ne dit pas

Une précision utile pour calibrer vos attentes.

Le relevé documente votre passé assurantiel, pas votre situation actuelle. Il ne mentionne ni votre nouveau véhicule, ni un changement de stationnement, ni un stage de conduite suivi, ni une visite médicale favorable.

Ces éléments améliorent pourtant votre dossier, et c'est à vous de les apporter. Un assureur spécialisé évalue un risque futur : montrez-lui ce qui a changé.

Nos guides détaillent ces leviers par motif : non-paiement, sinistres répétés, suspension de permis. Et si vous cherchez une offre ciblée, un parcours dédié à l'assurance auto après résiliation est disponible sur notre second site.

Questions fréquentes

Sur ce sujet précis.

Sur simple demande à votre assureur, qui doit vous le remettre sous quinze jours. Cette obligation vaut y compris après une résiliation et même en cas de dette en cours.

Une responsabilité enregistrée à 100 % alors qu'elle était partagée, un sinistre compté deux fois, un sinistre non responsable classé responsable, ou un coefficient non mis à jour après deux années sans sinistre.

Non, si la mention est exacte : elle y figure cinq ans. En revanche une erreur se conteste par écrit avec pièces justificatives, et ces corrections aboutissent régulièrement.

Il est conservé pendant une période suivant la fin du contrat, trois ans en pratique chez la plupart des assureurs. Demandez votre relevé au moment de la résiliation : le réclamer des années plus tard est bien plus compliqué.

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